Je partage avec vous une série de conseils pratiques pour celles et ceux d'entre vous qui sont exposés à a presse... ou s'y apprètent !
1 - Soigner la relation pour soigner votre image : Comme vous et comme tout professionnel, le journaliste a des attentes. Votre première intention doit consister à les identifier pour pouvoir mieux y répondre. Pour cela, il convient d’établir une vraie relation, individualisée et de confiance, avec lui. N’hésitez pas à commencer par questionner le journaliste sur ses objectifs, l’angle qu’il a choisi, les personnes qu’il a rencontré voire ses centres d’intérêt. Vous pourrez ainsi mieux cerner son besoin, mieux lui vendre vos informations, lui suggérer des angles, des approches originales pour servir votre message et votre image.
2 - Donner une vraie information : Les journalistes sont des professionnels de l’information, Ils la traquent et ne cherchent qu’une chose : du nouveau. Si vous n’avez rien à apporter de neuf, vous aurez du mal à les intéresser ou à voir vos propos repris. Autant alors ne pas communiquer. Au contraire, si vous avez une exclusivité, c’est-à-dire une information que vous êtes prêt à ne donner qu’à tel ou tel journaliste, vous voici en position forte. L’information, le scoop, le neuf : voilà le moteur de votre interlocuteur.
3 – Gérer le facteur temps : L’information vit et meurt rapidement. Si vous voulez être un bon communiquant face à la presse - un bon client - il vous faut en tenir compte. Si vous êtes sollicité par la presse, vous serez donc forcément au rush, contraint par le temps. Il va donc falloir gérer l’urgence de l’information ; d’un côté ne pas aller trop vite pour prendre le temps de vous préparer et de l’autre répondre suffisamment rapidement aux exigences de bouclage du support, surtout s’il s’agit d’un quotidien.
4 - Evitez les pièges du « off » et de l’image : Ne répondez qu’à la question posée et ne cherchez pas à en rajouter. Bref, ne fournissez que l’information dont le journaliste à besoin. Méfiez vous du « off », c’est-à-dire de l’information que vous donneriez mais que vous ne souhaiteriez pas voir publiée. Ce genre de confidences n’est pas une règle de communication avec la presse. Par ailleurs, ne considérez pas que votre image n’est appréhendée ou que votre discours est entendu uniquement lorsque vous êtes la technique est prête. Un journaliste travaille tout le temps et la caméra tourne désormais avant, pendant et après votre intervention. Rappelez vous de la force des images…
5 – Parlez en votre nom, mais pas seulement : Si vous communiquez face aux médias, vous devez gérer plusieurs images en parallèle : la vôtre à titre personnel (vous communiquez en votre nom), la vôtre du point de vue professionnel (votre fonction) mais aussi celle de votre entreprise voire de votre secteur. Attention, à ne pas prendre une posture ou à ne pas dire des choses qui pourraient être reprises contre vous ou aller à l’encontre du discours de votre entreprise, groupement, association. Vous avez un rôle de porte-parole. De même, une relation de confiance et de vérité doit être à la base de votre échange. Si le journaliste sent que vous ne dites pas la vérité, il vous accordera ni confiance, ni crédit. Cela peut se retourner contre vous. Vous ne savez pas répondre ou ne pouvez répondre ? Mieux vaut le dire que de répondre une bêtise ou pire, de mentir ou de trahir la vérité.
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