Vendredi soir, je suis devant la Cérémonie des Césars, animée par Antoine de Caunes. Celui-ci fait une entrée géniale à travers un montage des grands films de l'année. Il s'y invite, grâce à un montage exceptionnel. Le téléspectateur est ainsi emmené dans le monde du cinéma et dans l'humour d'Antoine De Caunes avant de se retrouver, par magie et avec une fluidité géniale dans la réalisation, sur le plateau du Théâtre du Chatelet où la scène de Poliss que nous venons de revoir est rejouée en live avec Joey Starr et De Caunes qui dansent. Génial ! Celles et ceux d'entre vous qui ont fait nos séminaires de prise de parole, en voici un beau et grand starter ! Une leçon de Maître.
10 minutes plus tard, c'est une autre leçon que nous vivons, celle du "tout ce qu'il ne faut pas faire" !!! Signée Mathilde Seigner. Passe encore sur le fait que lorsqu'elle mette ses lunettes en s'excusant de n'y plus très bien voir (règle d'or, ne jamais s'excuser ou se diminuer face au regard de l'autre lorsque vous êtes en public). Plus dur, juste avant d'annoncer les nominés, Mathilde décide, en live, de déclarer "on veut que je dise ça mais j'ai pas envie"... du coup, la blague tombe à l'eau. Antoine fait en sorte d'assurer mais l'ambiance est plombée. Puis vient la nomination du meilleur acteur dans un second rôle : le César revient à Michel Blanc. Celui-ci reçoit là son premier César après 7 nominations ! Amplement mérité, d'autant que celui-ci souligne combien ce rôle l'a challengé. Mathilde reprend la main... Non ? Si ? Elle propose de faire venir son ami Didier (Joey Starr) sur scène alors que celui-ci ne l'a pas eu... "Allez viens Didou, monte". Mathidle a du coeur sans doute, mais celui-ci s'emballe.
Elle en oublie son rôle, la neutralité qu'impose la fonction, ne respecte pas le choix de l'académie. Et se laisse déborder par l'émotion, mélangeant amitié et reconnaissance des pairs. Elle en arrive même à mettre en en danger son ami qui se contente d'applaudir, bien accroché à son siège. II aurait été beau Joey a solliciter les applaudissement du public pour un César qu'il n'avait pas...
Les commentaires récents